L’histoire du tatouage à travers le monde

Le tatouage est plus que jamais à la mode. On croirait qu’il s’agit d’une tendance récente lancée par les célébrités mais se faire tatouer est une pratique vieille comme le monde. D’ailleurs, le tatouage existe déjà depuis longtemps dans de nombreuses civilisations et avait des significations différentes. A l’ère où cette mode touche toutes les catégories de personne, il serait utile de faire un tour du monde pour en savoir un peu plus sur les origines multiples de cet acte qui représente un véritable phénomène actuellement. En effet, rien qu’en France, on recense 14% de tatoués, et plus de 1000 artistes tatoueurs. Un peu partout dans le monde, des salons du tatouage ainsi que des mondiaux du tatouage se tiennent régulièrement.

 


Ötzi, le premier homme tatoué connu

Ötzi, le premier homme tatoué connu

Ötzi, le premier homme tatoué connu

Il semblerait que le plus vieil homme tatoué recensé soit connu sous l’appellation d’Ötzi. Il serait né vers -3 300 avant JC et serait donc âgé de près de 5300 ans. Cet homme des glaces a été retrouvé momifié en 1991 sur la frontière entre l’Italie et l’Autriche. Ce tatoué avait sur lui 61 tatouages en tout dont les motifs représentaient surtout des traits parallèles. Ces marques se retrouvent essentiellement sur le bas des jambes du vieil homme. Il s’agit de tatouages réalisés par incisions dans lesquels du charbon de bois était frotté en guise d’encre. Il semblerait que ces tatouages avaient été réalisés pour soigner l’arthrose dont Ötzi était atteint.

 

Le « tatau » en Polynésie

C’est en Polynésie que l’origine de l’appellation tatouage provient même si la pratique existe depuis longtemps dans de nombreuses parties du monde. Le tatau polynésien remonte à -1300 avant JC et représente un véritable rite ancestral qui prenait une grande place dans leur culture. Cette pratique consistait à se colorier la peau à l’aide de dents de requin et d’os taillés pour marquer les diverses étapes de la vie mais aussi pour distinguer les divers rangs sociaux.

 

Le tatouage punitif au Japon

 

Le tatouage punitif au Japon

Le tatouage punitif au Japon

Au Japon, le tatouage est synonyme de punition surtout durant l’époque d’Edo entre 1600 et 1868. Ce sont les criminels qu’il fallait tatouer de force sur le front ou sur le bras. Le tatouage japonais est appelé irezumi. Par la suite, ce dernier s’est développé au fil des années et malgré son image très négative, certains rebelles souhaitaient tout de même se faire recouvrir le corps de personnages en tous genres, de dragons et d’autres motifs encore. C’est en 1872 que le gouvernement décide enfin d’interdire le tatouage pour être à nouveau autorisé à partir de 1948 au cours de l’occupation américaine.

 


Le tatouage pour les marins en Europe

Les marins européens se sont réellement appropriés le tatouage avec des motifs qui leurs sont propres et dont les significations étaient profondes. Mais il faut savoir qu’avant cela, le tatouage était interdit en Europe en 787 car il était considéré comme un symbole païen par l’église. D’ailleurs, un passage de la Bible dans l’Ancien Testament dit : « Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. » Lévitique 19:28. Ce n’est qu’au cours du 19ème siècle que le tatouage réapparut avec le retour des marins européens en provenance de Polynésie. C’est d’ailleurs de ce pays qu’ils se sont inspirés côté tatouage.

 

Le tatouage pour les criminels en Russie

Le tatouage pour les criminels en Russie

Le tatouage pour les criminels en Russie

En Russie, le tatouage est un véritable CV criminel que l’on inscrit sur la peau. En effet, à partir de 1922, c’est dans les prisons et goulags que le tatouage est une « tendance ».Les prisonniers se gravaient leur parcours en tant que criminel sur la peau en usant de codes. On pouvait ainsi lire sur leur peau de véritables informations à savoir la raison de leur séjour en prison, ce qui permettait d’instaurer une sorte de rang hiérarchique derrière les barreaux. Mais ces codes ont finalement été déchiffrés par les autorités à partir des années 1960, ce qui a fait que les secrets des criminels ont été décelés.

 

La première machine à tatouer électrique

En 1891, le tatoueur Samuel O’Reilly inventa la première machine à tatouer électrique. Ce fut une vraie révolution et un tournant marquant l’histoire du tatouage partout dans le monde. Le tatoueur s’est inspiré du stylo électrique qui a été créé quelques temps plus tôt par Thomas Edison. Il a juste rajouté un tube ainsi que des aiguilles pour insérer l’encre dans la peau. Le dermographe a permis de se faire tatouer plus rapidement et de manière plus précise, ce qui a, par la suite, permis de développer de nouvelles techniques, celles que l’on connaît aujourd’hui.

 

Une image redorée du tatouage

Une image redorée du tatouage

Une image redorée du tatouage

Avec l’évolution de l’art et de la technique de tatouage depuis maintenant quelques années, son image s’est également améliorée. Pourtant, il n’y a pas si longtemps que cela, le tatouage représentait encore une pratique réservée aux personnes peu fréquentables. De plus, on ne se tatouait pas au grand jour ; pour preuve, le métier d’artiste tatoueur n’est toujours pas reconnu officiellement bien que de véritables professionnels sont connus pour leur expérience dans ce domaine. Ce n’est que depuis peu que le tatouage a redoré une image cool et ce, grâce aux célébrités en tous genres : sportifs, stars de la musique, stars de la mode, etc. C’est ainsi que cette pratique fait enfin partie de la pop culture jusqu’à atteindre monsieur et madame tout le monde, même dans les milieux les plus bourgeois.

 


Et question douleur ?

Il ne faut pourtant pas oublier que tatouage rime avec douleur. En effet, malgré des évolutions en termes de techniques, les aiguilles traversant la peau pour déverser l’encre est toujours un passage obligatoire. Heureusement, la douleur est moins intense sur certaines parties du corps mais en plus, si beaucoup ont passé le cap c’est que cela doit être un désagrément supportable. Il faut donc se renseigner auprès de l’artiste tatoueur sur les endroits du corps les plus sensibles avant de demander un grand motif sur le visage par exemple. Bref, tout est une question de bon sens et de sensibilité.

 

Tatouage et regrets

Tatouage et regrets

Tatouage et regrets

Pour de nombreuses raisons possibles, il peut arriver à tout le monde de regretter un tatouage. C’est la raison pour laquelle cette décision ne devrait pas se prendre à la légère. Un tatouage se garde à vie mais dans le cas où il devient vraiment gênant et insupportable, il existe tout de même un moyen de le supprimer. Il s’agit du détatouage qui se fait chez le dermatologue. Il use de techniques diverses pour ce faire dont le laser et il est important de savoir qu’enlever un tatouage sera plus douloureux que s’en faire un. En plus, le détatouage coûte une fortune et il faut parfois attendre plusieurs mois et plusieurs allers retours chez le dermatologue avant d’avoir des résultats.

 

Conclusion

Le tatouage possède un lourd passé historique, c’est un fait. Malgré une image globalement négative pendant plusieurs années et ce, un partout aux quatre coins du monde, cette pratique a tout de même réussi à survivre mais pas que. Aujourd’hui, le tatouage est passé de pratique underground à une pratique populaire, voire à la mode et dont l’image s’est nettement améliorée.

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